Archives de catégorie : Dernières nouvelles

Unis dans le deuil

par António Guterres

António Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

16 mars 2018 – Dimanche dernier, mon cœur s’est brisé à l’annonce matinale de la nouvelle : « Un avion à destination de Nairobi s’est écrasé peu après son décollage d’Addis-Abeba ». Le couloir aérien reliant le siège éthiopien de l’Union africaine au siège africain de l’Organisation des Nations Unies au Kenya nous est tellement familier, que nombreux sont ceux qui l’appellent la « navette de l’ONU ». Il était presque certain que, si une tragédie devait survenir dans ce couloir, elle frapperait de plein fouet le personnel onusien. Et le moment de l’accident, soit la veille de la plus grande conférence de l’ONU sur l’environnement à Nairobi, ne fait qu’accroître ma préoccupation. Il s’est écoulé peu de temps avant que nos pires craintes ne deviennent réalité. Parmi les 157 victimes de dizaines de nationalité, 21 de nos collègues de l’ONU ont perdu la vie.

Qui étaient-ils?

Comme toujours dans ce genre de tragédie, un groupe arbitraire frappé par le sort. Mais c’était aussi un groupe qui reflétait l’ONU : des femmes et des hommes, de jeunes administrateurs et de hauts responsables chevronnés, en provenance de toutes les régions du globe et dotés d’un vaste éventail de spécialités. Continuer la lecture

La génération montante face à l’urgence climatique

par António Guterres

António Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

New York, 15 mars 2019 – Hier, des dizaines de milliers de jeunes sont descendus dans la rue pour adresser un message clair aux dirigeants de ce monde : agissez maintenant face à l’urgence climatique pour sauver notre planète et notre avenir.  

Ces écoliers et écolières ont compris ce qui semble échapper à bon nombre de leurs aînés : nous luttons pour notre survie, et nous sommes en train de perdre la bataille. Bientôt, il sera trop tard ; nous ne pouvons plus nous permettre de rester les bras croisés, et reporter la lutte contre les changements climatiques est presque aussi néfaste que nier leur existence. 

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Les êtres humains sont en train de causer la sixième extinction de masse, selon un expert de l’ONU

ONU Info

Photo UNICEF/Mungunkhishig Batbaatar Un garçon attendant son bus à Ulaanbaatar, en Mongolie, où la pollution de l’air est à un niveau dangereusement élevé.

Un expert indépendant de l’ONU a mis en garde, ce lundi à Genève, sur « les conséquences majeures » du changement climatique et du déclin de la biodiversité, sur la jouissance des droits de l’homme dans le monde. 

« Nous vivons sur la seule planète où la vie est possible selon nos connaissances d’aujourd’hui. Les êtres humains sont pourtant en train de causer la sixième extinction de masse », a déclaré, devant le Conseil des droits de l’homme, le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme et l’environnement, David R. Boyd.

Une situation d’autant plus préoccupante que depuis la révolution industrielle, les niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ont atteint plus de 400 parties par million, « le niveau le plus élevé depuis 650.000 ans ». « Ce qui provoque un changement climatique dangereux et imprévisible », a fait valoir le Rapporteur spécial. « Les taux d’extinction sont des centaines de fois supérieurs à la normale, ce qui indique que les humains sont à l’origine de la sixième extinction de masse sur 3,8 milliards d’années de la vie sur cette planète », a-t-il ajouté.

Burundi : l’ONU rappelle qu’un dialogue inclusif est la seule option viable pour régler la crise politique

ONU Info

Michel Kafando, Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Burundi, devant le Conseil de sécurité/Photo ONU/Eskinder Debebe

19 février 2019|Paix et sécurité

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Burundi mardi, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour ce pays, Michel Kafando, a rappelé qu’un dialogue inclusif inter-burundais demeurait la seule option viable pour un règlement durable de la crise politique et la tenue d’élections en 2020 dans un environnement apaisé.

Sur le plan politique, M. Kafando a noté que le Président Pierre Nkurunziza avait réitéré le 22 décembre 2018 sa décision de ne pas solliciter un nouveau mandat en 2020 et que la demande de reconnaissance officielle du nouveau parti d’opposition, le Congrès national pour la liberté, avait été finalement agréée le 14 février par le gouvernement.

« J’encourage le gouvernement à continuer dans ce sens et l’exhorte à plus d’inclusivité, notamment dans le cadre des discussions en cours sur l’adoption d’un nouveau Code électoral », a-t-il dit, rappelant que les élections générales, dont le scrutin présidentiel, étaient prévues dans seize mois.
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RDC : les instances de sécurité de l’ONU et de l’UA appellent au respect de l’Accord du 31 décembre

Vue du centre-ville de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo@MONUSCO/Myriam Asmani

9 juillet 2018|Paix et sécurité

Le Conseil de sécurité des Nations Unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) se sont déclarés préoccupés par la détérioration continue de la situation sécuritaire et humanitaire en République démocratique du Congo (RDC).

Tout en prenant note des étapes clés du processus électoral, les membres des deux instances de sécurité des deux organisations ont exprimé leur « inquiétude quant aux défis à relever pour renforcer la confiance dans le processus ». Continuer la lecture

Des experts de l’ONU exhortent le Burundi à libérer un militant des droits de l’homme

Le Conseil des droits de l’homme à Genève. Photo ONU/Elma Okic

Des experts des droits de l’homme de l’ONU ont appelé les autorités burundaises à libérer immédiatement un éminent défenseur des droits de l’homme, Germain Rukuki, condamné à 32 ans de prison par la Haute Cour de Ntahangwa, pour son travail avec les organisations de la société civile.

M. Rukuki a été arrêté en juillet 2017 pour son travail avec l’organisation ACAT-Burundi – une organisation chrétienne qui fait campagne contre la torture. Il a été condamné le 3 avril 2018 alors qu’il comparaissait devant un tribunal pour rébellion, atteinte à la sûreté de l’Etat, participation à un mouvement insurrectionnel et attaque du chef de l’Etat, entre autres chefs d’accusation. Continuer la lecture

Une nouvelle approche pour la paix

Par Miroslav Lajčák

Miroslav Lajčák, le Président de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies.

23 avril 2018 – Lors de la création des Nations Unies, ses fondateurs envisageaient un monde différent. Un monde dans lequel les différends seraient résolus dans des salles de réunion et non sur des champs de bataille. Un monde dans lequel les guerres seraient évitées avant qu’il ne faille les stopper. Un monde qui agirait avant que des vies ne soient perdues.

Pourtant les conflits violents sont en augmentation dans nombreuses parties du monde – ils sont de plus en plus longs, de plus en plus complexes et meurtriers. Des populations civiles ne sont plus prises entre deux feux mais ciblées par des attaques directes et nous voyons un nombre sans précédent de gens obligés de fuir la violence et le désespoir.

C’est pour tout cela que l’ONU a besoin d’une nouvelle approche pour la paix. Continuer la lecture

Région des Grands lacs : l’ONU juge nécessaire des mesures pour dissiper la méfiance entre les pays

Saïd Djinnit, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands lacs, devant le Conseil de sécurité@Photo ONU/Eskinder Debebe

10 avril 2018|Paix et sécurité

L’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands lacs d’Afrique, Saïd Djinnit, a souligné mardi devant le Conseil de sécurité qu’il était nécessaire de prendre des mesures pour dissiper la méfiance entre les pays de la région (Burundi, Ouganda, République démocratique du Congo et Rwanda) afin d’arriver à une paix durable.

M. Djinnit a a indiqué qu’au cours de sa rencontre, le 29 mars dernier, avec le Président congolais Sassou Nguesso, qui est Président du la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et Président du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, il a été évoqué les possibilités de renforcement des relations entre ces pays par le recours aux bons offices des dirigeants de la région. Continuer la lecture

Burundi : la Commission d’enquête de l’ONU dénonce une campagne d’intimidation en vue du référendum constitutionnel

Doudou Diène, le nouveau Président de la Commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi. (archive)@Photo ONU / Jean-Marc Ferré

13 mars 2018|Paix et sécurité
Les libertés publiques continuent d’être fortement restreintes au Burundi, a indiqué mardi le Président de la Commission d’enquête qui poursuit ses investigations sur la situation des droits de l’homme dans ce pays.
Devant le Conseil des droits de l’homme, le nouveau Président de la Commission, Doudou Diène, a indiqué que son équipe a conduit plus de 160 entretiens qui s’ajoutent aux 500 menées l’année dernière. Et la situation actuelle est similaire à celle observée l’année dernière, a-t-il relevé.

Au Burundi, les opposants au référendum prévu en mai font l’objet d’arrestations et d’exécutions sommaires, selon les indications reçues par la Commission. M. Diène a dénoncé les arrestations et détentions arbitraires, les cas de torture, les disparitions et le non-respect du droit à un procès équitable.

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Burundi : le projet de révision constitutionnel doit respecter le pluralisme, déclare l’envoyé de l’ONU

ONU Info

26 février 2018|Paix et sécurité

Michel Kafando, Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Burundi, informe le Conseil de sécurité sur la situation au Burundi.@Photo: ONU / Eskinder Debebe

Le projet de révision constitutionnelle au Burundi, qui doit être tranché par un référendum en mai 2018, doit respecter le partage des pouvoirs, la bonne gouvernance politique, et la démocratie pluraliste, a déclaré lundi l’Envoyé spécial des Nations Unies pour ce pays, Michel Kafando, devant le Conseil de sécurité.

Il a rappelé que ces principes sont au cœur de l’Accord d’Arusha qui a été à la base de la Constitution burundaise de 2005, toujours en vigueur.

Dans son rapport sur la situation au Burundi, que présentait M. Kafando, le Secrétaire général de l’ONU affirme que, si le Burundi est un État souverain et a donc le droit de modifier sa Constitution, pareille entreprise doit être menée « de manière inclusive » de façon à obtenir la participation la plus large possible et à dégager un consensus parmi les principaux intervenants politiques. Continuer la lecture