Torture : le chef de l’ONU appelle à résister à cette « pratique barbare »

Centre d’actualités de l’ONU

Des chanteurs portant des chapeaux plaidant «Pas de torture» font la queue avant de participer à un événement de la Journée des droits de l’homme à l’extérieur de la prison centrale de Mogadiscio, en Somalie, le 10 décembre 2013. Photo: ONU / Tobin Jones

26 juin 2017 – Les Nations Unies commémorent lundi la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture. L’occasion pour l’Organisation d’appeler toutes les parties prenantes, y compris ses États membres, la société civile et les individus à travers le monde à s’unir et à soutenir les centaines de milliers de personnes qui ont été victimes de la torture ou qui le sont encore aujourd’hui.

Visant à briser la personnalité de la victime, la torture constitue une négation de la dignité inhérente à l’être humain. L’ONU a toujours condamné la torture comme l’un des actes les plus vils commis par des êtres humains sur leurs semblables. Malgré l’interdiction absolue de la torture en vertu du droit international, elle persiste dans toutes les régions du monde.

« Les Nations Unies, et moi-même, nous opposons à la torture sous toutes ses formes », a rappelé lundi le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur son compte officiel Twitter à l’occasion de la Journée. « Nous devons résister à cette pratique barbare », a-t-il souligné.

La protection des frontières et la sécurité nationale sont des moyens utilisés pour permettre la torture et d’autres formes de traitements cruels, dégradants et inhumains. Les conséquences de la torture vont souvent au-delà de l’acte isolé sur un individu et peuvent être transmises à des générations et conduire à des cycles de violence. Des programmes spécialisés de réhabilitation sont nécessaires pour permettre aux victimes une transition de l’horreur à la guérison.

La torture est un crime en vertu du droit international et fait l’objet d’une interdiction absolue qui ne peut être justifiée en aucune circonstance. Cette interdiction fait partie du droit international et s’applique à tous les membres de la communauté internationale, que l’État ait ou non ratifié les traités internationaux dans lesquels la torture est expressément interdite. La pratique systématique ou généralisée de la torture constitue un crime contre l’humanité.

Commémoré le 26 juin de chaque année, la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture a aujourd’hui 20 ans. Elle a été proclamée le 12 décembre 1997 par l’Assemblée générale des Nations Unies en vue d’éliminer totalement la torture et d’assurer l’application effective de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, qui est entrée en vigueur le 26 juin 1987.