Le chef de l’ONU regrette l’intention de trois pays africains de se retirer de la CPI

Centre d’actualités de l’ONU

Le siège permanent de la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, aux Pays-Bas. Photo: ICC-CPI

Le siège permanent de la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, aux Pays-Bas. Photo: ICC-CPI

28 octobre 2016 – Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a regretté vendredi les annonces faites par trois pays africains (l’Afrique du Sud, le Burundi et la Gambie) de leur intention de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI).

« Le monde a fait d’énormes progrès dans la construction d’un système global de justice pénale internationale, avec la Cour pénale internationale comme pièce maîtresse. La CPI et d’autres tribunaux internationaux sont arrivés à des condamnations historiques », a souligné M. Ban au début d’un discours lors d’une réunion du Conseil de sécurité.

Le chef de l’ONU a toutefois noté que ces gains ont été accompagnés de revers et de lacunes. « Les poursuites peuvent prendre de nombreuses années. Tous les pays n’acceptent pas la compétence de la CPI. Même certains de ceux qui l’acceptent, ne soutiennent pas toujours la Cour pleinement », a-t-il souligné.

Il a également noté que certains craignent que la Cour ne condamne que des Africains, malgré les preuves de crimes dans d’autres parties du monde.

« Ces derniers jours, trois pays africains ont exprimé leur intention de se retirer de la Cour. Je regrette ces décisions, qui pourraient envoyer un mauvais message sur l’engagement de ces pays envers la justice », a-t-il dit.

« Prévenir de futures atrocités, rendre la justice pour les victimes, et défendre les règles de la guerre à travers le monde sont des priorités trop importantes pour risquer une retraite de l’ère de la responsabilité que nous nous sommes efforcés de construire et de solidifier », a-t-il ajouté.